L’eau claire : Nourrir la vie créatrice

« Il est essentiel, pour que coule le flot de la vie créatrice, que nous soyons entourées de personnes qui exaltent notre créativité. Sinon nous gelons sur pied. Le chœur des voix, tant extérieures qu’intérieures, qui remarquent où nous en sommes, prennent soin de nous encourager et, si nécessaire, nous réconfortent, vient nous nourrir. Je ne saurai dire de combien d’amis chacune d’entre nous a besoin, mais il est essentiel qu’il y en ait au moins un ou deux qui croient que notre don, quel qu’il soit, est « pan de cielo », le pain des anges. Toutes les femmes ont droit à un alléluia. »

Clarissa Pinkola Estès – Femmes qui courent avec les loups

Publicités
Publié dans PARTAGES | Laisser un commentaire

La Source

« Il est dit qu’au-delà du monde visible coule une source.

De cette source naissent des Êtres qui valent plus que l’or car ils sont Joyaux Lumineux qui s’ignorent.

Je sais que tu es l’Une / l’Un des Enfants de cette source, alors je viens te saluer pour ce que tu as de valeur pour moi.

Que tu sois loin ou près importe peu puisque nous ne sommes qu’Un en vérité au-delà de nos différences.

Peut-être reconnais tu d’autres de nos Sœurs et Frères nés de cette même Source d’Amour & Lumière

Sens toi liberté de partager avec Eux de manière inconditionnelle ce message.

Le seul fait de recevoir ce message sera un Présent d’une Valeur Inestimable et de Reconnaissance & Confiance en la Vie.

Partage en ton Âme et Conscience

En toute Liberté. »

Mab Avel Sklerigen

Fils du Vent & de la Lumière

Publié dans PARTAGES | Laisser un commentaire

Retournement

Sur la route qui va du village de mon père et de son père

à celui où sont nées ma mère et sa mère,

le temps s’est retourné.

Il m’arrive de n’être plus trop attentive à ce monde tel qu’il se veut,

dans une dérive destructrice de ce qui m’enchantait, enfant.

Je vois en traversant les villages cette vie d’autrefois.

Mes yeux de chair recèlent un mystérieux pouvoir,

celui de voir derrière les apparences ce qui semble n’être plus là,

dans un lien invisible, en une alchimie mémorielle.

Je demande à la Terre

En posant les paumes de mes mains

La touchant, inclinée vers elle

D’ouvrir mes yeux d’Immortelle

Dans la nuit

Quatre autour du feu

Au milieu de la forêt

Avec le vent dans les frondaisons

Vers la lumière

Vers l’Équilibre

Debout Ensemble

Nous marchons de nuit

La forêt

Ouvre lentement ses yeux

Nous contemplons longtemps

Ce visage silencieux

Assis dans l’herbe au milieu du chemin de terre

Nous nous relevons

Traversons la trouée où souffle toujours le vent

Sous la haute futaie vibrante

Nous retournons vers le feu

Là haut les étoiles

La douceur revenue

Aurore Heinimann – 21 Juin 2019

Publié dans PARTAGES | Laisser un commentaire

Cuivre et Or

Naître au creux de l’automne

En aimer ses reflets

Lumières pénétrantes

Teintes comme étoffes déposées

Sur la terre

Mes pas frôlent l’ourlet du manteau

Sombre, encore chaud.

Je viens seule où alors

L’enfant Louve m’accompagne

dsc_0222

 

 

 

 

 

Publié dans PARTAGES | Laisser un commentaire

Le sable et l’écume

1511464_638257662877492_371518687_n

« Notre esprit est roche, notre coeur est ruisseau.
– N’est-il pas étrange que la plupart d’entre nous choisissent de recueillir l’eau plutôt que de la laisser s’écouler? »

Khalil Gibran, Le sable et l’écume (1926)

Publié dans PARTAGES | Laisser un commentaire

Par les villages

Joue le jeu. Menace le travail encore plus. Ne sois pas le personnage principal. Cherche la confrontation. Mais n’aie pas d’intention. Évite les arrière-pensées. Ne tais rien. Sois doux et fort. Sois malin, interviens et méprise la victoire. N’observe pas, n’examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant. Sois ébranlable. Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond, prends soin de l’espace et considère chacun dans son image. Ne décide qu’enthousiasmé. Échoue avec tranquillité. Surtout aie du temps et fait des détours. Laisse-toi distraire. Mets toi pour ainsi dire en congé. Ne néglige la voix d’aucun arbre, d’aucune eau. Entre où tu as envie et accorde-toi le soleil. Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus, penche-toi sur les détails, pars où il n’y a personne, fous-toi du drame du destin, dédaigne le malheur, apaise le conflit de ton rire. Mets-toi dans tes couleurs, sois dans ton droit, et que le bruit des feuilles deviennent doux. Passe par les villages, je te suis.

Peter Handke

Publié dans PARTAGES | Laisser un commentaire

Les dieux

DSC_1309

Nous étions sur la plus haute terrasse, avec les maçons, à la fin d’un après-midi d’automne. Et soudain « cela » monta du ravin et passa comme appelé au levant… grappes d’ailes vibrantes et d’ombres de corps, translucides, qui tourbillonaient par milliers et milliers au sein d’autres grappes…quel silence ce fut, jusqu’à la tombée de la nuit ! Les ouvriers avaient cessé leur travail, aucun insecte ne crissait plus, nous regardions s’enfler ces grands tournoiements dont certains étaient si épais qu’ils obscurcissaient le soleil. Et parfois quelqu’un de ces voyageurs s’abattait sur le parapet ou sur nos manches claires encore, et nous nous disions que son coeur battait, nous aimions que son vieux visage ouvragé resplendit dans l’infime, sous une tiare.

Yves Bonnefoy

 

 

Publié dans PARTAGES | Laisser un commentaire